La JUMP en Argentine!

Quelques précisions

Quelques précisions en forme de flash-back avant de rentrer dans le vif du sujet…

Après avoir bien galéré à chercher le fameux viaduc du « Train des nuages » sur des pistes plus accidentées les unes que les autres, prenant au passage une famille de 4 personnes en auto-stop (oui, ça fait bien 7 personnes dans la voiture mais il y avait des « mini-pouces » dans le lot. C’est Christine qui était contente d’avoir de la compagnie à l’arrière!), nous prenons la « mythique » route 40 entre San Antonio de los Cobres, « ville » assez sinistre que nous ne sommes pas mécontents de quitter, et Cachi. Nous roulons depuis un bon moment quand je trouve que la voiture réagit bizarrement : chaque fois que je passe la troisième, elle perd toute reprise ce qui m’oblige à rétrograder. Je crains un ennui au niveau du moteur, et au moment où j’en parle à Céline, Christine nous fait remarquer que ça sent le brûlé. Un bruit suspect venant de la roue nous fait croire qu’un caillou s’est coincé dans le pneu. J’arrête le moteur et suis éberlué quand je vois la tête de la roue arrière gauche : le pneu est complètement explosé, on roule quasiment sur la jante!

On est un peu au milieu de nulle part et tout va bien : Christine, comme moi, n’a jamais changé un pneu de sa vie et Céline l’a fait une fois mais a la mémoire un peu défaillante. Je commence à m’affairer (réussir à sortir la roue de secours aurait pu me prendre la demi-journée) quand miracle! une voiture arrive en sens inverse. Ils hallucinent quand ils voient l’état de notre roue et comprennent qu’ils ont affaire à des spécialistes en sport automobile, aussi bien au niveau de la conduite que de la mécanique. Bref, ni une ni deux, en trois coups de cuiller à peau la roue est changée. Ils nous conseillent de rebrousser chemin et de les accompagner à San Antonio car la route se dégrade encore après, on est loin du but, et on n’a plus de roue de secours… Ils nous escortent donc puis nous aident à gérer l’achat du nouveau pneu et le « redressage » de la jante, qui n’est plus vraiment ronde après son traitement de faveur! On les invite à déjeuner et ils nous expliquent qu’ils sont mineurs, ou plus exactement qu’ils prospectent pour trouver des gisements d’or dans la région. Sébastian, le plus jeune et plus causant des deux, nous demande quels sports nous pratiquons. Son visage s’illumine soudainement quand je lui parle de tennis de table : « Nan? Moi aussi! » et il file chercher sa raquette! Forcément, je sors mes balles JUMP et lui raconte leur folle histoire. Il nous dit qu’il a une table de ping-pong chez lui, dans la région de Cordoba qu’il serait heureux de nous faire visiter si on passe dans le coin, ce qui est justement prévu la semaine suivante, qui coïncide par un heureux hasard avec sa semaine de repos! Je me réjouis d’avoir l’opportunité de taper la balle, chose que je n’ai pas faite depuis Bogota et la venue de David, où l’altitude nous avait fait jouer des parties harassantes!

Fin de la parenthèse et retour au récit « classique »…

De Salta à Cordoba

Après notre petit tour dans le nord-ouest, direction Tucuman, ville moins touristique mais plus animée que Salta. A notre arrivée, les rues piétonnes grouillent de monde et les « filles » en profitent pour faire du shopping pour faire couleur locale. Le centre colonial, joli mais assez peu étendu, abrite un des lieux les plus importants de l’histoire argentine : la Casa de la Independencia où … l’indépendance de l‘Argentine, vous l’aviez deviné, fut signée en 1816.

On rejoint ensuite Cordoba, deuxième (ou troisième après Rosario, ça dépend des versions) ville d’Argentine réputée pour son centre colonial et pour les estancias jésuites qui égayent ses environs. Il est bien agréable de se balader dans son centre grâce aux nombreuses rues piétonnes, en particulier autour de la Manzana Jesuita. La ville compte de nombreux musées et de très bons restos, ce qui n’est pas non plus pour nous déplaire!

Nous louons à nouveau une voiture pour faire le tour des estancias du nord de Cordoba dans la journée: Jesus Maria, Villa Coroya et Santa Catalina. C’est bien agréable de visiter ces superbes édifices à notre rythme :

Le rendez-vous avec Sébastian se précise, mais il habite à quelques 200 km de Cordoba (la banlieue quoi, au regard de la taille du pays!), l’aller-retour dans la journée risque d’être fatigant et, il faut bien l’avouer, je suis le plus motivé des 3 pour faire le déplacement. On décide donc de faire escale à Mina Clavero, paradis de la rando et de la baignade… en été! On comprend en arrivant dans la ville que l’endroit est bondé en saison à la l’alignement impressionnant des hôtels, restos et campings le long de la route. En nous baladant tranquillement le long de la rivière, on découvre une enfilade hallucinante de BBQ sur des centaines de mètres, preuve s’il en est de l’importance de cet « art » en Argentine.

Le lendemain, nous aurons droit nous aussi à goûter le fameux « asado » (BBQ) argentin chez Sebastian, mon adversaire du jour.

Nous avons été accueillis comme des rois et, enfin, j’ai pu m’adonner à ce sport que j’aime plus qu’il ne m’aime en tapant la balle avec « Seba ». Et, miracle, les Jumpers peuvent être fiers de moi puisque j’ai été à la hauteur de cette rencontre internationale en battant notre hôte à plusieurs reprises! Cet exploit  est peut-être à mettre sur le compte de la politesse argentine?! En tout cas, on pourra dire que j’ai dû en faire des kilomètres pour trouver enfin un adversaire à ma hauteur!

Après le succulent BBQ où nous avons pu en particulier goûter à la mamelle qui n’a pas trop plu aux filles (allez savoir pourquoi, je me suis régalé!) nous avons été faire un petit tour dans le petit village de San Javier où nous nous sommes adonnés à une autre tradition argentine bien sympa : le partage du maté (sorte de thé à base d’une herbe amère dont les Argentins raffolent et boivent à toute heure. Ils se baladent presque tous avec leur thermos qu’ils font remplir au café, au resto, à l’hôtel… pour ne pas tomber en rade)

C’est enchantés (surtout moi!) que nous quittons Villa Dolores pour retourner à Cordoba avant de nous attaquer à un gros morceau de notre voyage : Buenos Aires!

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10 Responses

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  1. christine

    Je suis morte de rire, Ronan, ce matin en découvrant ton super article, rédigé comme un pro, maniant aussifacilement la langue de Molière que la « jump’s ball », mais beaucoup moins bien, il faut l’avouer, le changement d’un pneu !!!! Remarque, je te comprends et te soutiens sur ce point et finalement, grâce à notre inefficacité, nous avons fait une très belle rencontre humaine et sportive …
    Bravo pour ce compte-rendu qui m’a fait revivre (je crois que ce n’est pas prêt de s’envoler de ma petite cervelle) tous ces moments à San Antonio et à Villa Dolorès, lieu de cette belle rencontre internationale de ping pong que tous tes amis parisiens vont t’envier désormais ….
    Mais ils vont voir ce qu’ils vont voir dès ton retour et vive la JUMP;
    Gros bisous à tous deux qui devez vous régaler à présent avec la faune de la Péninsule de Valdès, avant de retrouver les parents de Ronan.

  2. Séverine

    Et alors ??? Si on peut plus compter sur son homme pour changer un pneu ! Ou va le monde ? Ah la la ! Sacré Cousin !

  3. Steven

    Bravo Ronan! La JUMP est fière de toi! Tu as porté haut (et loin surtout) les couleurs de notre club! Au vu des photos j’ai l’impression que tu n’as rien perdu de tes formidables déplacements et je vais donc au plus vite négocier ta place dans notre équipe dès ton retour!
    Bisous à vous deux.

  4. Micheline/james

    Trés beau match et bravo pour la victoire.J’imagine que vous étiez aux anges.Cette rencontre sera certainement pour vous un excellent souvenir. Vos hôtes avaient l’air bien sympathique.Par contre, pour changer une roue, ce n’est pas la même chose mais on ne peut pas savoir tout faire.Heureusement que Christine a senti le brûlé….
    Très beaux édifices et vous nous faites toujours rêver.Bonne route et grosses bises.

  5. Josette

    Quel style !!! Un vrai traité de mécanique, je l’avoue j’ai ri aux éclats (cela m’a fait grand bien)
    J’apprécie votre style à tous les deux mais alors là Ronan a remporté un accessit, c’est brillant, il est vrai que le sujet vous a particulièrement inspiré Ronan, une enquête et une application « pratique » digne du Club des Cinq. Je comprends qu’après celà vous ayez eu des ailes pour remporter, haut la main, ce championnat international en « jumpant » par dessus les obstacles, bravo, bravissimo….

    Gros bisous à vous deux

  6. GANDIN Gérard

    Salut,
    Je ne réagis pas souvent aux infos sur votre périple, ce n’est pas que je ne m’interesse pas, mais seulement que je laisse à Josette le soin de s’exclaffer à l’ouverture de chaque nouvelle page et de vous faire nos commentaires.
    Faites nous encore rêver un peu, avant d’avoir vos impressions verbales en 2010.

    Pour Ronan, j’ajoute que JUMP ne veut pas dire obligatoirement ce que l’on pense mais que cela peut vouloir dire:
    J’ai Une Méthode Pratique pour changer de roue, ou
    J’achète Un Manuel du Pneu, ou encore
    J’étudie Un Moyen éProuvé pour rouler sur 3 roues.
    Avec tes deux copilotes, il était pourtant facile d’essayer de transformer la voiture en dériveur et de relever la roue arrière par contre poids.
    Attention, ce ne sont que des idées à essayer la prochaine fois!!!!!
    Bon séjour à la famille MARTHOUILLET et bisous à vous deux.

    G.G

  7. Christine

    Bravo à mon beau-frère pour ses judicieux conseils et j’avoue que je ne concevais pas la Jump de cette façon là mais bon, pourquoi pas, comme dirait l’autre …
    Blague à part, je me suis bien amusée encore en lisant le commentaire de Gérard et, bien entendu, à me remémorer notre « aventure pré-jump » comme je vais l’appeler désormais …
    A très bientôt de vous retrouver en ligne ; bon séjour à Françoise et Philippe sans oublier de bonnes dégustations à 4, avec ou sans paille ….
    Gros bisous à tous.

  8. Mike

    mais je vois que tu n’as rien perdu de tes qualités pongistiques, je suis fier de toi !!
    et bravo pour ta victoire (phrase que j’avais pas dit depuis….!)

  9. Alice Redon

    hello !

    un grand merci pour la carte !! ça vous rend un peu réel après tous ces échanges numériques !!

    profitez bien et à bientôt pour des news
    Alice et sa petite famille.

  10. mamie de l'églantier

    Jennyfer étant très occupé il y a longtemps que nous ne sommes pas venu vous voir….vous me connaissez le barbecue m’a bien tenté!
    Tant mieux que vous ayez eu un bon dépanneur car ronan a des cours a prendre.
    Vous avez été heureux de passer un bon moment avec vos parents, toujours de belles ballades et de belles photos, profitez bien il ne reste que quelques mois avant le boulot.
    je vous embrasse et je pense à vous et à julie qui est arrivée en Australie.
    Mamie Fret

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