Buenos Aires

Nous voici pour une dizaine de jours au cœur de la capitale argentine, dans le quartier chicos de la Recoleta. Nous avons décidé de nous « poser » un peu et louons donc un appartement, histoire de nous reconstituer un semblant de home sweet home : faire la cuisine, avoir une salle de bain dans laquelle on peut rester des heures, faire ses courses au supermarché et choisir sa bouteille de vin, regarder la télé (euh non finalement on ne l’a pas allumée)…

Les deux premiers jours, nous mettons au point une visite-éclair afin que Christine puisse voir le maximum de choses avant de s’en retourner sur son île. Au programme : un tour dans le célèbre cimetière de la Recoleta, souvent comparé au Père Lachaise pour la beauté de ses sculptures et de ses allées; une longue balade dans le Microcentro, le centre historique de la mégalopole; La Boca bien sûr avec ses façades bigarrées et ses danseurs de tango; le quartier de San Telmo où se côtoient marchands d’antiquités et peintres, qui n’est pas sans rappeler Montmartre et l’incontournable spectacle de tango au café Tortoni, le plus connu des très nombreux cafés porteños.

Ensuite, nous ralentissons le rythme… Première grasse mat’ jusqu’à 10 heures depuis le début du voyage (!), skype avec les copains, pauses dans les parcs, apéros en terrasse sous un soleil printanier qui se réchauffe : on aime!
On découvre le quartier branché de Palermo aux dizaines de boutiques de stylistes; je parviens à traîner Ronan dans un resto chico-bio par lequel il sera finalement emballé. Le jardin japonais nous retient toute une après-midi : bien que très coquet, il est tout petit mais on a du mal à s’arracher de la terrasse de la buvette et on bronze!

Par une après-midi pluvieuse, on visite le Musée national des Beaux-Arts ; le week-end, on se met aux activités locales : ce sera une balade dans un parc en bordure du Rio de Plata (eh oui Buenos Aires est située sur un fleuve et non pas sur l’Atlantique, mais on ne voit jamais le fleuve depuis la ville) pour le samedi et journée foot à la Boca le dimanche. En effet, nous achetons des places pour aller voir jouer Boca Juniors, mythique équipe de foot où Maradona a fait ses débuts. C’est un match de championnat sans enjeu particulier et pourtant, les supporters supportent dans une Bombonera qui affiche quasiment complet et est parée des couleurs jaune et bleue de son équipe. L’ambiance, bien que survoltée, reste familiale et sympa; on se prend au jeu et on encourage Boca!

De l’autre côté du Rio de la Plata se trouve l’Uruguay. Nous y partons en escapade le temps d’une journée pour découvrir Colonia et naviguons pour l’occasion sur un immense ferry dans les eaux boueuses du fleuve. Colonia est une charmante petite ville coloniale marquée par le passage des Portugais. En cela, elle ressemble parait-il aux villes brésiliennes qu’on ne connait pas encore mais on remarque en tout cas que Colonia n’a pas grand-chose en commun avec les villes argentines.

Cette étape nous permet de faire un break avec l’agitation frénétique de Buenos Aires où le bruit, en particulier occasionné par les bus, est assez fatigant. En parlant du bus, figurez-vous que prendre le bus est toute une aventure ici! Non seulement c’est assez compliqué de se repérer dans le réseau hyper dense des lignes de bus, même avec un plan, mais encore trouver l’argent pour le prendre relève du parcours du combattant! En Argentine on utilise quasi exclusivement des billets puisque le plus petit d’entre eux équivaut à 50 centimes d’euros et les pièces sont rares. Mais pour prendre le bus, il  nous faut utiliser uniquement des pièces! D’où des situations ubuesques où nous allons exprès au supermarché et calculons quelle chose acheter pour que le caissier soit obligé de nous rendre une pièce!! Tout ça pour prendre le bus. On n’a toujours pas compris comment font les gens qui le prennent matin et soir pour aller travailler. On n’a pas vérifié mais il parait que dans certains quartiers, certains se sont spécialisés dans le commerce de sac de pièces: une valeur de 5 pesos… vendus 7! Tant qu’on y est, un autre métier d’ « avenir » à Buenos Aires est d’être promeneur de chiens. On a été impressionné par leur nombre et par le nombre de toutous promenés.

Buenos Aires a le charme des villes européennes, et rappelle un peu Paris avec ses avenues conçues à l’ère haussmannienne et ses bâtiments du XIXe. Pourtant, le doute n’est pas permis car on ne retrouve pas les merveilles architecturales de Paris; ce qui n’empêche pas le charme de la ville d’agir sur nous à mesure que nous prenons notre temps et déambulons dans ses quartiers. On retrouve un petit air de New-York à Palermo; les rives modernes de Puerto Madero nous font nous croire un instant le long de la Tamise… Un peu rêveurs, on se verrait bien s’installer ici, apprendre le tango et prendre l’accent porteño. Qui sait, un jour peut-être mais pour l’instant, les splendeurs de la nature nous attendent à Valdès!

13 Responses

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  1. Juste pour dire que le match de foot n’était pas complètement anodin, puisque Boca, après un début de saison assez calamiteux, s’enfonçait dans la deuxième partie du classement et recevait ce jour-là le deuxième (et champion en titre)… Menés 2 fois au score, Boca s’est finalement imposé 3-2, dans une ambiance de folie!

  2. juju

    un premier coucou d’un collegue de la JUMP que tu n’as pas du souvent voir Ronan !

    Mickael m’a passé le lien de votre blog la semaine dernière et depuis je n’en ai plus décollé. Je viens juste de finir de lire le dernier article et ca y est, j’ai enfin rattrapé mon retard sur votre beau voyage !

    C’est très bien écrit, et on a envie de vous suivre rien qu’en vous lisant ! Bravo !

    J’espère qu’on pourra se rencontrer autour d’une table de ping puis d’un verre à votre retour !

    Continuez à me faire réver, d’ici la je me ferai un plaisir de suivre à distance la suite de vos aventures.

    Juju

  3. Micheline/james

    Bonjour les Pouces,
    L’aventure c’est bien mais un peu de confort c’est encore mieux.
    J’espère que lors de votre retour j’aurai une démonstration de tango argentin car j’imagine que vous avez dû pratiquer cette danse.Pas mal d’ambiance dans les stades.EnFrance l’ambiance est même dans les rues (vous avez dû entendre parler du match P.S.G./Marseille)Quelle honte…
    La pause « détente » értait certainement agréable toujours devant une bière.
    Beau récit sur B.A. Cette ville doit être plaisante, vu les superbes photos envoyées.
    J’ai beaucoup apprécié de vous lire car il y avait un certain que les nouvelles n’étaient pas arrivees.Elles sont bonnes c’est le principal.
    Je mets Skipe presque chaque jour mais je crois que nous ne pourrons jamais avoir une conversation étant donné votre emploi du temps chargé et le décalage.Dommage.
    J’espère que la visite des caves avec les parents de Ronan s’est bien déroulée et que vous en ressortiez dignes….Le vin est-il bon?
    Grosses bises et à plus.James

  4. Christine

    Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas été prévenu de ce nouvel article par la Newsletter habituelle, mais bon, heureusement, le téléphone arabe fonctionne et je suis heureuse de me retrouver à Buenos Aires aujourd’hui !
    Finalement, je trouve que j’ai vu l’essentiel en peu de temps ; le jardin japonais avait l’air bien sympa et je me demande bien quelle en est la raison ? Merci à vous de bien vouloir éclairer ma lanterne à ce sujet …
    Quant à la ville de Colonia, sympa je trouve et je serais bien allée faire le petit tour en Uruguay avec vous !
    Merci encore pour ces commentaires et mon plus grand regret restera de n’avoir pu assister à un match de foot ; hereusement, j’

  5. Christine

    suite …

    je voulais juste rajouter que j’ai encore du « dulce de leche » que je déguste avec parcimonie, en guise de consolation ….
    Bonne continuation après votre belle balade gourmande « spéciale sud américaine » qui ne devrait plus tarder à se terminer.
    Plein de gros bisous à tous deux.

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