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Bahia

Déjà presque trois mois que nous sommes rentrés et le blog n’est toujours pas fini… Shame on us!

Avant d’évoquer notre retour, revenons tranquillement à la douceur de vivre brésilienne… On en était resté au Minas Gerai, cet état représentatif du passé portugais du pays où foisonnent églises baroques et dorures en tout genre.

Nous avons ensuite pris l’avion pour rejoindre Salvador de Bahia, la ville du célèbre écrivain Jorge Amado. Nous sommes restés plus d’une semaine dans cette très belle ville dans laquelle on sent battre le coeur de la fête brésilienne, surtout à moins de 15 jours du Carnaval! On a dégoté une pousada bien charmante tenue par un couple franco-bahinais hyper accueillant… un peu comme à la maison, ça nous prépare pour le retour! Le petit dej sur la terrasse reste un souvenir bien savoureux…

C’est avec Jeanne et Jean-Charles, tombés sous le charme de Salvador lors d’une soirée animée alors que nous étions dans l’avion, que nous déambulons dans le centre historique. Jolies églises, façades colorées, azuleros, métissage, on en prend plein les yeux! On se prévoit tout de même de bonnes pauses resto, des parties de carte endiablées sur la terrasse privée de l’hôtel, et une virée à Itaparica, grande ile située dans la Baie de Tous les Saints en face de Bahia. Une bonne journée de plage, avec langouste et caïpi le midi, petits ploufs, bonnes tranches de rigolades… On emmagasine les bons moments. Pourtant déjà, les Parisiens s’en vont rejoindre leurs petits bouts, tout beaux et tout bronzés.

Pas le temps de souffler que voilà les derniers accompagnateurs de Pouces qui nous rejoignent, mon père et Nathalie. C’est reparti pour le tour de Salvador, la virée à Itaparica… toujours avec les caïpi et les bonnes pauses en toile de fond.

J’oublie une composante essentielle à tout séjour bahinais, la musique. Il faut dire qu’ici à chaque coin de rue défile une fanfare (enfants, femmes en splendide habit blanc traditionnel…), s’anime une place, en particulier à la nuit tombée. Il y en a un peu pour tous les goûts et ça nous plait bien. Tout le monde danse, fait la fête dans un mélange de bonne humeur et de décontraction tout brésilien. Salvador de Bahia passe pour être LA ville de la musique et de la fête au Brésil, avec son métissage et ses traditions héritées pour beaucoup des esclaves. La capoera connait un succès fou aussi.

Un peu abrutis par la chaleur et la foule, nous prenons tous les quatre le bus pour rejoindre un petit havre de paix, un peu plus au calme, un peu plus au frais. Nous posons les sacs à Lençois pour la dernière étape du voyage. Au programme, un peu de rando…pour le bonheur de Michel et Nathalie! Malgé leur grande habitude de la marche, ils ne s’en sortent pas trop mal… bon c’était une balade de 4 heures, hein, rien de plus! On rempile le lendemain pour un tour en Jeep admirer les principaux sites du parc de la Chapada Diamantina. Cela nous plait pas mal… Dernières photos au coucher du soleil, car nous attendent une nuit de bus, une journée de transit à Salvador et 12 heures d’avion….

Back to France!

Dernières photos du voyage: Salvador et la Chapada Diamantina!

Premières impressions brésiliennes

Nos premiers pas au Brésil sont pour Angra dos Reis, après un trajet long et inconfortable de plus de 28 heures de bus. Décidément, entre les routes sinueuses chaotiques, les bus pas top, et cette drôle de langue, on a perdu tous nos repères!

Angra n’a pas d’autre intérêt que de servir de port d’embarquement pour Ilha Grande où nous partons de suite nous poser… Ambiance « brésilienne » qui nous met tout de suite dans le bain: les vacances en famille, tout le monde en maillot de bain, une chaleur étouffante… On succombe bien vite aux joies du ventilo, de la plage en dehors des heures les plus chaudes et de la sieste!

Mais Ilha Grande, c’est aussi un paradis de la nature: une ile préservée, sans voiture et dotée d’une forêt vierge jusqu’à la mer. Un jour de grande motivation, on se décide à rejoindre à pied la plage Lopes Mendes, classée par certains guides comme l’une des plus belles du Brésil, pourtant pas avare en la matière. On sue à grosses gouttes – et c’est vraiment un euphémisme, puisqu’on essore les t-shirts à l’arrivée – pour traverser l’île dans sa largeur et heureusement on glandouille bien à l’ombre sur cette plage au sable si fin. Le lendemain, le programme n’est pas mal non plus à bord d’un gros bateau qui nous emmène caboter dans les plages du sud de l’ile…

Bien reposés et avec quelques couleurs, nous nous décidons à affronter Rio après quelques jours de farniente. Première excellente surprise, notre hôtel se révèle être l’un des plus charmants que nous ayons connus du voyage, une ambiance 100% british avec un immense salon et une vue sur le Christ du Corcovado pas mal du tout. Fidèles à nos habitudes, on est bien décidé à arpenter la ville mais il faut avouer qu’on passe aussi du bon temps sans rien faire de spécial. C’est qu’il ne faut pas croire, mais 11 mois de voyage, ça fatigue! Et puis nous nous devons d’être en pleine forme pour accueillir Jeanne et Jean-Charles dont l’arrivée se fait imminente.

Nous entamons la visite de Rio par le quartier Santa Teresa, un repaire d’artistes à l’âme bohème et caractérisé par le bonde, un tramway antique… Les vues depuis Santa Teresa sont superbes et révèlent les contrastes étonnants de la ville, entre les favelas à fleur de collines et les buildings du Centro.

On s’aventure ensuite un peu plus loin, dans le Centro justement. Un étonnant mélange des genres puisque l’on passe d’un souk local d’origine juive et arabe au building de Petrobras, le fleuron de l’industrie pétrochimique brésilienne, en passant par un café européen du XIXè siècle et la cathédrale moderne de Rio!

Avec les copains, on part à l’assaut du symbole de Rio: la vue depuis le Christ Rédempteur, qui semble vouloir enserrer la baie de ses bras. On joue au chat et à la souris avec les nuages mais on finit par avoir une assez bonne idée de l’ensemble avec un peu de patience. Bien sûr, on n’est pas vraiment tout seul et on aperçoit même Hugh Jackman venu tout bonnement profiter du Corcovado.

La journée se poursuit à Ipanema, LA plage in de Rio… On se baigne bien volontiers, malgré des vagues à la hauteur impressionnante. Elles ont quand même occasionné plusieurs sauvetages en hélico à 50m du rivage. La fréquentation de la plage est digne de celles de la Côte d’Azur en plein mois d’aout mais malgré un bétonnage tout « années 70 » du front de mer, l’endroit ne manque pas de charme, en particulier au coucher du soleil. Honte sur nous, le temps nous a fait défaut pour aller flâner jusqu’à Copacobana, l’autre plage mythique de Rio, à la renommée pourtant mondiale…

Notre coup de cœur de Rio va à son autre vue célèbre, celle du Pain de Sucre. Instant magique, une caïpirinha à la main, un autre jour au coucher du soleil…

Mais la soirée est loin d´être finie puisqu´on va assister aux répétitions du défilé du Carnaval de Rio. Le show s´annonce chaud!

Les photos d´Ilha Grande


Et celles de Rio

Noël au bout du monde

24 décembre 2009… Un peu plus de midi, nous débarquons en Terre de Feu!!

Et vers 21h, ankylosés après une nouvelle longue journée en bus, nous arrivons à l’hostel Freestyle dans lequel règne une agitation pré-Noël toute particulière… On pose vite les sacs et on rejoint la troupe pour une soirée bien déjantée! Il faut dire que l’hostel est tenu par deux frères dont le seul objectif a l’air d’être de faire la fête le plus longtemps possible. Bonne ambiance et gros succès de la soirée: barbecue dans le plus pur style argentin, à volonté bien sûr; bières, vin et même champagne; ambiance sur le dance-floor! Sur les coups de minuit, 5 Père-Noël débarquent la hotte pleine de confettis et Ronan et Julie en profitent pour s’incruster histoire de poser avec eux.

On rencontre là surtout des voyageurs au long cours loin de chez eux et parmi eux… Gaëlle, une Grenobloise vivant à Mare-à-Vieille-Place (petit bled situé dans le cirque de Salazie à la Réunion) où elle est directrice de l’école!! Ca ne s’invente pas!

 

 

Finalement on aura passé un Noël hors-norme au bout du monde, ça a du bon l’imprévu!

C’est tellement la bonne ambiance chez Freestyle que deux jours plus tard, sur une grande idée de Gaëlle, nous préparons un rougail saucisses et un cari poisson pour quinze…

Certes, nous nous sommes bien marrés à Ushuaia mais n’allez pas croire que nous n’avons fait que glander en Terre de Feu… Nous commençons notre visite par le traditionnel tour en bateau sur le Canal de Beagle, ce bras de mer séparant la grande île de Terre de Feu (partagée entre l’Argentine et le Chili et où se trouve Ushuaia) et l’Isla Navarino, chilienne et encore plus au sud. Pour la petite histoire, les Chiliens revendiquent du coup pour Puerto Williams le titre de « ville la plus australe du monde », mais officiellement, ils n’ont pas réussi à ravir ce titre aux Argentins puisque Puerto Williams n’est reconnu qu’en tant que port… On n’a pas été voir par nous-mêmes, les prix ayant tendance à s’envoler depuis que nous sommes en Terre de Feu.

On a l’occasion pour la dernière fois d’observer de bien près une nouvelle colonie de lions de mer et de contourner le phare des Eclaireurs. Jolis paysages, surtout à cette heure-ci de la journée au coucher du soleil!

 

 

La ville en elle-même est plutôt sympathique et nous la trouvons fort animée. Il faut dire que l’endroit est incroyablement touristique, entre les énormes paquebots de luxe qui déversent leur flot de passagers pour la journée; les aventuriers prêts à embarquer pour l’Antarctique (un jour, lorsqu’on sera riche, peut-être) et les Argentins en vacances. Nous faisons une visite trop rapide à l’ancien bagne d’Ushuaia devenu musée… Décidément, on court toujours après le temps!

 

 

 
Le lendemain, nous empruntons le téléphérique qui nous emmène au glacier Martial, d’où la vue sur la baie d’Ushuaia est grandiose. Nous ne sommes pas vraiment équipés pour marcher dans la neige et n’allons pas jusqu’au sommet mais le panorama inspire une nouvelle fois Julie, bien décidée à prendre toutes les poses possibles sur les photos.

 

 

Le Parque National de Tierra de Fuego ne manque pas d’attrait non plus et nous donne l’occasion de nous y promener une journée. Les « plages » sur le Canal de Beagle sont plutôt jolies, avec de belles couleurs pour l’eau, mais on ne se risque pas à y tremper le moindre orteil! On cherche désespérément les castors dont on peut remarquer les dégâts dévastateurs… Que nenni, on n’en verra pas l’ombre, au grand désespoir de Ronan qui fait une véritable fixette sur ces petites bêtes. Lassé par les animaux plus exotiques peut-être?

 

 

On s’offre ensuite un vrai luxe, un séjour dans une estancia isolée, à quelques 100 km au nord d’Ushuaia. C’est que depuis 3 mois que nous sommes en Argentine, on n’a pas encore trouvé le moyen de faire une balade à cheval, il serait peut-être tant… Alors on signe pour deux jours dans une ferme-auberge qui a du caractère et un charme rustique: à nous les heures de lecture collés au poêle, le goûter incroyablement copieux qu’on nous sert, la balade à cheval et la glandouille!

Le cadre est vraiment unique et la (brève) averse de grêlons que nous prenons à cheval aura eu le mérite de nous faire trotter… Les fesses s’en souviennent!

 

Plus de photos d’Ushuaïa

Patagonie des randos

Débarqués du Navimag au Chili, nous prenons vite la route d’El Calafate en Argentine car le vent et le froid chiliens ne nous inspirent guère pour attendre l’arrivée de Pierre. Un énième passage de frontière plus tard, nous voici rendus dans la Mecque touristique du Sud argentin, avec ses flopées de touristes, ses magasins de souvenirs et… ses prix patagons! Un signe qui ne trompe pas, il y a la queue en fin d’après-midi aux distributeurs car ici, on dépense ses sous pour faire le plein d’excursions au grand air. Nous nous réservons ces visites pour plus tard, en quatuor avec Julie.

C’est un ami tout fourbu et à peine sorti du boulot que nous récupérons, motivé comme toujours par la nature et les programmes sportifs. Ca tombe bien car nous partons sans plus attendre pour El Chalten dont la renommée en matière d’alpinisme dépasse les frontières argentines. Durant quatre jours, nous aurons une chance extraordinaire avec le temps et un ciel magnifiques qui nous permettent de découvrir les sommets alentours. Dès notre arrivée en bus dans cette « ville » – la dernière née des villes argentines, fondée dans les années 1980 pour assoir la légitimité sur ces terres par rapport au rival chilien, et qui a la particularité d‘avoir prévu un cimetière resté vide jusqu‘à ce jour – le premier point de vue sur le Monte Fitz Roy et le Cerro Torre nous met en appétit pour les randos.

Nous passerons quelques jours bien agréables dans le coin, à randonner à la journée dans le parc Los Glaciares. Rien à redire, sentiers bien tracés et fréquentés, beaux paysages, super météo… De quoi bien occuper nos journées, avant d’aller le soir, au choix, se boire une petite bière à la micro brasserie locale, se manger une soupe de potiron, déguster une glace au calafate (baie locale proche de la myrtille), manger un bife de lomo sauce malbec… Après l’effort, le réconfort comme on dit!

Après cette petite mise en jambe, nous passons une journée de bus pour retourner à… Puerto Natales, cela faisait longtemps! Cette ville est donc le port de débarquement du Navimag, mais aussi et surtout le point de départ pour le Parque Torres del Paine, un bijou de nature chilien. On trouve ici tout ce dont un randonneur peut avoir besoin, de la tente au réchaud en passant par les chaussures de marche et les guides et cartes du parc. Nous emmenons Pierre à un briefing réalisé par un hôtel de routard: que prendre, où s’arrêter dormir, comment faire son sac etc. Le tout mené tambour battant par Barney, un Américain qui connait son sujet et a le don d’en rajouter sur le côté extrême de la chose. Comme prévu, Pierre est Barneyaddict et suivra à la lettre toutes les consignes!

C’est que nous avons prévu de marcher cinq jours en totale autonomie, ce qui veut dire porter la tente, la popote et tutti quanti. Dans ces conditions, pas étonnant que nous ayons porté les mêmes vêtements pendant 5 jours… Comme quoi, on se rapproche du style cracra d’amis bien connus qui se reconnaîtront!
Deux heures de course, 3 empaquetages-vidages de sacs plus tard et après un bon repas pour se donner des forces, nous voilà partis!

Que dire de ces cinq jours de marche? Nous avons eu là encore bien de la chance avec les conditions météo; on nous avait promis un vent à nous faire tomber par terre, de la pluie, grêle, des pieds trempés en permanence etc. Nous avons connu un grand vent le premier jour mais un bref moment seulement, avons à peine eu quelques gouttes de pluie et toujours campé au sec et sans grand froid. Notre parfait petit homme Quechua a pu tout de même arborer un instant le masque de ski, sait-on jamais!
On a manqué de chance le dernier jour, levés à 4 heures du matin pour grimper au mirador des Torres del Paine : nous les avons vues enrubannées de nuages sous un peu de pluie à l’aube. Un peu rageur lorsqu’un soleil radieux brille à midi,alors que nous sommes sur le chemin du retour, déjà loin de là, mais bon! Pas étonnant que pour nous, à la différence de beaucoup, les « tours » ne restent pas le point d’orgue du trek.

Pour nous, les paysages les plus marquants du parc restent ceux du Glaciar Grey, notre premier glacier. Il y a bien eu le Pie XI, vu du Navimag mais sous un tel mauvais temps que notre surprise est totale lorsque nous approchons de l’immensité bleutée. Une fois au camping, nous profitons d’une belle lumière pour prendre le temps de voir le glacier craquer et s’éclairer au gré des rayons.

Les paysages des rives du Lago Nordenskjöld nous ont également envoûtés et ne sont pas sans me rappeler l’Ecosse. Les eaux du lac passent du turquoise au vert-gris au fil des nuages.

Nous sommes tout de même bien contents de poser les sacs en rentrant à Puerto Natales et de prendre une douche salvatrice. Ceci dit, Pierre a été bien courageux puisque par deux fois, il fait trempette dans les lacs (enfin jusqu’à mi-mollet, n’exagérons rien) pour se faire une beauté.

Pour notre dernière soirée au Chili (celle de Pierre, mais aussi la nôtre, gloups) nous nous offrons un bon restaurant (ça change!). Pierre découvre les joies du pisco sour; nous regretterons du Chili ses p’tits dej’ chiliens à la mode allemande!

PS: Puisque c’est le moment, on en profite pour vous souhaiter une très belle année 2010!!

Photos des randonnées autour d’El Chalten

et du trek dans Torres del Paine

Du Chili à l’Argentine en passant par les lacs

Après les excès des dernières semaines, nous comptons nous mettre au vert et partons vers le Sud, en quête de nature, randonnées et d’un peu de calme. Nous arrivons à Talca dans la région de Maule où nous passons quelques jours. Histoire que le changement ne soit pas trop radical non plus, nous visitons une ultime bodega, une jolie propriété au charme colonial. Pour autant, les vins sont loin d’égaler ceux de la vallée de Colchagua, mais bon!

Nous poursuivons la visite du coin en empruntant un vieux train pour effectuer le trajet pittoresque vers Constitucion, une petite ville en bord de mer, que nous découvrons endormie… Le charme de voyager hors saison! On trouve tout de même un petit resto pour nous concocter des empanadas fameuses aux crevettes. Un autre jour, on flâne dans les villages alentours dotés de quelques vestiges coloniaux, une jolie place, de vieilles maisons colorées…

Nous partons ensuite dérouiller un peu nos jambes, avec une randonnée d’un jour ayant pour but un vieux plateau de lave situé au cœur d’un parc. Les paysages sont superbes sous le printemps: les sommets andins sont enneigés, les rivières sont hautes… mais nous trouverons un plateau de neige balayé par le vent, en lieu et place de la lave. La vue nous récompense de nos efforts.

Avant de partir pour la région des lacs, on fait un dernier arrêt à Valdivia, sur la côte. Ronan a en effet repéré que c’est ici que se trouve la brasserie Kunstmann, qui produit les meilleures bières d’Amérique du Sud d’après les guides, et ma foi, on est assez d’accord. Les lions de mer du marché au poisson (super saumon fumé pour une bouchée de pain!) sont l’autre curiosité du coin.

On traverse le pays d’ouest en est (150 km à peine) et on se retrouve à Pucon dans les Andes patagonnes. La bourgade a un emplacement idéal: au pied du volcan enneigé Villarica dans la région des lacs, c’est le paradis des sports de nature: randonnée bien sûr mais aussi kayak, canyoning… Malheureusement et malgré notre patience, on a juste réussi à entrapercevoir les charmes de la région, la pluie ayant décidé de jouer les trouble-fêtes… Tant pis pour l’ascension du volcan dans la neige et la descente en luge. On s’est consolé avec une petite rando sans pluie malgré le ciel chargé et par les thermes qui restent agréables et bien plus chauds que l’eau de pluie!

Un peu lassés par le temps, on traverse une nouvelle fois la frontière puisque les Andes sont censées arrêter les nuages venant du Pacifique. Il pleuvrait donc au Chili et ferait beau en Argentine? Allons voir, d’autant que la région des lacs argentine n’est pas avare de beautés. Pourtant, c’est un déluge qui nous accueille à San Martin de los Andes, et les rues de la ville me rappellent Saint-Paul en temps de pluie: on est obligé de sauter pour éviter les « flaques » ou plutôt le flot d’eau que les voitures nous envoient. Mais avec les sacs sur le dos, on est loin d’approcher les records de saut en longueur et on arrive trempé à l’hostel.
Avec encore de la patience, le beau temps finit par revenir. On en profite pour faire une journée de marche autour du lac Lacar, particulièrement agréable au printemps. Puis, on fait une excursion organisée pour approcher la star du coin, le volcan Lanin, lui aussi enneigé et faire une croisière sur un lac d’origine glaciaire (comme tous ceux du coin) admirer les paysages de forêt patagonne.

A cause du temps, nous devons faire une croix sur la route des sept lacs qu’on avait imaginé un temps parcourir à vélo. Tant pis, nous nous rendons directement à Bariloche, la ville phare de cette région magnifique qu’on aurait aimé pouvoir découvrir avec plus de soleil. Bariloche, c’est un peu le Saint-Tropez argentin version montagne. L’hiver, c’est la capitale de la jet-set venue skier et toutes les stars possèdent des propriétés dans le coin. Mais c’est aussi la capitale du chocolat argentin et une ville de plus où les glaciers abondent, on a été obligé de goûter…

La chance est avec nous lorsque nous montons au Cerro Campanero, en télésiège, admirer le panorama. Jugez-plutôt, pas mal non?

Il parait que l’endroit fait partie des 10 plus belles vues au monde d’après le National Geographic. Motivé par cette éclaircie providentielle, on poursuit la journée à pied et finalement sous la pluie. On se réfugie sous le porche d’une église pique-niquer et on se fait refouler du plus bel hôtel d’Argentine où on comptait prendre un pot. Peut-être à cause de nos imper trempés et de nos cheveux dégoulinants, qui sait…

Alors ce soir-là on étudie nos plans pour aller dans le Grand Sud, un peu lassés du temps. Les moyens de transport se font rares pour traverser des contrées inhospitalières et vides et on se creuse les méninges pour optimiser les temps de transport en bus. Mais c’est là que nous nouons connaissance avec Paula, une Belgo-Argentine charmante, qui nous parle de son embarquement prochain à bord du Navimag, bateau chilien bien connu des voyageurs désirant se rendre au sud. Il n’en faut pas plus pour nous faire changer d’itinéraire et repartir à nouveau vers le Chili!

Plus de photos du littoral et des lacs chiliens

Et plus de photos de la région des lacs côté Argentine